L’histoire des armes japonaises et les techniques incontournables avec tachi et katana

Regroupement des membres de Toulouse, Grenoble, Aix et Carpentras au Kageryu dojo le 18 Novembre, pour profiter des connaissances de Sébastien Camus (dai Shihan, 15ème dan Bujinkan) concernant les armes japonaises.


Sébastien Camus expliquant la saisie souple d'un katana

Tout d'abord, une introduction à l'histoire des armes japonaises, avec dates, gravures, photo archéologiques et quelques lames véritables regroupées par le travail de recherche passionné de Sébastien Camus. Surtout un approfondissement des 3 principaux types de lame : le ken (épée droite basique), le tachi (sabre de cavalerie très courbé et décoré, 1185) et le katana (sabre peu courbé de forge excellente, 1573). Entre-autres clefs socio-culturelles de l'époque, on découvre que les armes étaient au départ majoritairement destinées à l'attaque à distance, puis les conceptions se sont progressivement intéressées au combat rapproché, tandis que les ninjas récupéraient tout un panel d'outils agraires convertis en arme de poing : kunai, shuriken,…

Vous trouverez toutes les infos détaillées de l'histoire des armes japonaises dans le prochain livre de Sébastien Camus.

Tachi assemblée durant l'ère Edo (1603-1868)

Après la théorie, la pratique !

Avant de s'imaginer découper plein de nattes, encore faut-il savoir respecter son arme et l'échanger en sécurité. Puis vient le moment de dégainer, très différent entre tachi et katana, et encore différent pour les ninjas qui ne s'embarrassent pas des conventions samurai : dégainer à l'envers, par en dessous, et encore d'autres surprises d'armes de récup' ou disproportionnées (cf. sabre court de Togakure-ryu). A ne pas négliger non plus, le nettoyage de son sabre du sang avant qu'il ne coagule et colle dans la saya (fourreau) ou qu'il n'oxyde la lame. Enfin, les clefs pour rengainer en toute sécurité sans abîmer son matériel ou se blesser soi même. Vient enfin le moment de travailler le mouvement, faire l'expérience de l'énergie sans crispation, augmenter la vitesse en s'aidant du taijutsu… Bref, réussir les attaques incontournables : tento kiri (coupe verticale), kesa kiri (diagonale vers le bas), gyaku kesa kiri (diagonale vers le haut), do kiri (coupe horizontale) et enfin tsuki (planté).

 
Entraînement des attaques basiques au sabre

Un plongeon dans la culture japonaise médiévale passionnant et un véritable challenge à la précision de notre taijutsu. Un grand merci à tous pour cette super journée !

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